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Feuilletez
les plus belles pages des trésors de la Médiathèque |
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Le
grant kalendrier et compost |
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Le grand calendrier
et compost des bergers Contrairement aux almanachs, dont le contenu évolue au cours des années, le Compost des bergers est à peu près immuable dans sa forme comme dans son fond. Il s’agit avant tout d’un recueil de données astronomiques, qui donne également des informations scientifiques, médicales ou pratiques et des conseils moraux pour savoir se diriger dans la vie terrestre, et mériter le Paradis. On y trouve également des prédictions astrologiques, ce qui lui vaudra la méfiance des lettrés et du pouvoir royal. Le texte aurait pour origine le Vray Régime et gouvernement des bergers de Jehan de Brie (1379), auquel sont adjoints des passages du Livre de nature et les Dits des oiseaux, qui renvoient à la tradition des bestiaires du Moyen Age. Il y eut au moins 40 éditions en français du Compost des bergers, réalisées à Paris, à Lyon, à Rouen, etc, depuis la fin du 15e siècle. La plus ancienne édition troyenne conservée à la Médiathèque est celle de Nicolas Le Rouge, en 1529. Elle servira de modèle aux imprimeurs de la Bibliothèque bleue, et est suivie, en 1541, par une édition de Jean Le Coq. Mais la plus ancienne édition qu’on puisse assurément considérer comme de colportage est celle de Nicolas II Oudot, en 1657.
Pour en savoir plus sur le calendrier des bergers,
consultez le
dossier pédagogique.
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La grande danse macabre |
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La grande danse macabre
est l’un des fleurons de la Bibliothèque bleue de Troyes. Elle dérive de
l’édition sortie, le 28 septembre 1485, des presses de l’imprimeur Guyot
Marchand, à Paris. Celle-ci était elle-même une copie des fresques
réalisées, vers 1420, au cimetière des Saints-Innocents, à Paris, et dont on
trouve de nombreux autres exemples dans la France entière. La troisième
édition, de 1486, ajoute à la Danse des hommes le Dit des
trois morts et des trois vifs. Puis,
presque aussitôt, Guyot Marchand imprime la Danse des femmes
(attribuée au poète Martial d’Auvergne), complétée par le Débat du
corps et de l’âme et par la
Complainte de l’âme damnée.
Dans les livrets de colportage comme sur les murs des églises, la mort
entraîne toutes les classes de la société, tous les âges de la vie dans sa
danse. Elle affirme ainsi le principe de l’égalité de tous devant les
tourments qui attendent le pécheur. La Danse macabre témoigne
également de la terreur qu’inspirait aux hommes et aux femmes du temps une
mort pourtant omniprésente et familière.
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Livre
d'heures à l'usage de Troyes
(extraits) |
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Ce très beau manuscrit est un livre d’heures à l’usage de Troyes, daté de 1460 environ, et attribué à l’un des artistes majeurs de l’enluminure gothique finissante, le Maître du Missel de Troyes. Son histoire à l’époque moderne est assez bien connue : une main a ajouté, dans une écriture cursive peu soignée, le nom de saint Swithen dans le calendrier, à la date du 15 juillet, preuve qu’il se trouvait déjà en Angleterre à la fin du XVIe siècle. La reliure, réalisée au XIXe siècle, réemploie d’ailleurs des éléments datant de cette époque. Au XIXe siècle, il appartint à la famille Kendall, durant plusieurs générations, avant d’être acheté en 1927 par Leo S. Bing au marchand londonien Frank T. Sabin. Il a été acquis par la Médiathèque de l’Agglomération troyenne en 2003, lors d’une vente publique à Londres. Malgré des lacunes dans différents cahiers, il conserve aujourd’hui 159 feuillets. 160 pages sont décorées de bordures de feuilles d’acanthes et de fleurs naturalistes, avec des trèfles, et divers types d’oiseaux, d’animaux et d’insectes. Huit pages portent de grandes miniatures qui témoignent de la richesse de l’enluminure gothique au milieu du XVe siècle. Le contenu du texte lui-même ne présente rien de très original : après le calendrier, il donne en effet des extraits des Evangiles de saint Luc et saint Matthieu, puis l’Office de la Vierge à l’usage de Troyes, les offices des différentes heures du jour, les Heures de la Croix, les Heures du Saint Esprit, sept psaumes pénitentiels, les litanies, l’Office des Morts à l’usage de Troyes, les Prières à Dieu le Père, les Quinze Joies de Mariage, les Prières à la Vierge, enfin différents Suffrages.
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